Comment innovait Walt Disney ?

Un article sur Walt Disney m’a fait beaucoup réfléchir sur la création et l’innovation.

Comment Walt Disney gérait l’imprévu ? Les coups durs ? Les crises ?

Nous sommes en février 1928. Walt Disney a alors 26 ans. Il vient une nouvelle fois d’être abusé par son distributeur Charles Mintz (sous l’égide de la Universal). Mintz, qui aime appeler les deux frères Roy et Walt Disney, les « ploucs », non seulement les lèsent sur leurs droits dérivés du personnage Oswald Le Lapin que Walt lui a créé, mais il a aussi incité des proches collaborateurs des frères Disney à démissionner et le rejoindre pour continuer sans eux la série des Oswald. Un véritable coup de Jarnac !

Walt Disney raconte :

« Pour moi, c’était un bien triste jour. Je venais de perdre tous mes droits sur mon premier dessin animé. Tous mes rêves de fortune étaient du coup tombés à l’eau.

Il me fallait repartir de zéro. Je devais absolument trouver un autre personnage qui pourrait prendre la succession d’Oswald Le Lapin, dont la propriété venait de m’être ravie.

Comment trouver un animal sympathique à tous dont la propriété les mœurs étaient bien connues ? Je cherchais depuis New York dans mon compartiment de chemin de fer. Je cherchais : c’était pour moi le seul moyen de ne pas être désespéré et de croire encore à l’avenir. Je devais trouver avant d’arriver à Hollywood. Sinon je me rendais bien compte que le monde n’aurait plus de sens pour moi.

C’est quand le train approcha de Pasadena que l’inspiration me visita. Je venais de me rappeler une vieille connaissance, un camarade de mes soirs de misère, qui dans la vieille grange tombant en ruine, qui fut notre premier studio à Hollywood, venait grignoter, à la fois apeuré et familier, les maigres reliefs de nos repas.

Je voyais tout d’un coup ses petits yeux brillants, la drôlerie de ses mines. Comment n’avais-je pas pensé plutôt à cette adorable souris ? A présent dans mon compartiment de chemin de fer, j’avais l’impression qu’elle me regardait d’un air ironique et qu’elle me semblait me dire : « Mon pauvre ami, tu me fais rire. Dans la vie il y a des choses bien plus importantes qu’un contrat ».

J’avais oublié les requins du cinéma new-yorkais. Je sortis un bloc-notes de ma poche et, en quelques coups de crayon, Mickey Mouse était né. » (Source JV Cotton)

(…)Les ingrédients de la bonne créativité

Ne pas se laisser déborder par la rancœur, qui draine l’énergie et la focalise sur le présent, et le proche passé.

– Se focaliser au contraire sur le proche futur et la recherche de solutions « Je cherchais : c’était pour moi le seul moyen de ne pas être désespéré et de croire encore à l’avenir. »

Exprimer sa problématique sous forme de question « Comment faire pour….. pour activer sa partie créatrice « Comment trouver un animal sympathique à tous… »

Se donner des dates-butoirs « Je devais trouver avant d’arriver à Hollywood ».

Source : coachs et Vous

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