Les efforts de parité seraient inefficaces ?

Malgré de nombreuses initiatives coûteuses, la parité hommes-femmes au sein des équipes dirigeantes reste un leurre. Pour deux raisons : le manque d’implication des directions générales et l’absence de programme structuré assorti d’indicateurs précis de mesure, estime une étude du cabinet Bain & Company conduite auprès de 1.834 personnes dans le monde.

L’enquête pointe l’existence, entre les hommes et les femmes, d’un écart de perception important. Près de 80 % d’entre eux sont convaincus des bénéfices de la parité, pourtant seulement 48 % des hommes estiment qu’elle doit faire partie des objectifs de leur société (contre 84 % des femmes). Autre exemple : seulement 30 % des femmes pensent avoir des chances équivalentes à celles des hommes d’être promues à des postes de management senior, alors que 66 % des hommes pensent que les femmes ont les mêmes chances qu’eux. Résultat : il n’y a que 3 % de femmes dirigeantes parmi les entreprises du Fortune 500 quand elles sont à 60 % diplômées de l’enseignement supérieur en Europe et aux Etats-Unis. Or, si en Europe, les choses restent en l’état, le continent devra faire face à une pénurie de 24 millions d’actifs d’ici à 2040.

Les entreprises ont beau lancer des initiatives décousues (temps partiels, mentorat, etc.), elles sont seulement 40 % à les penser efficaces. Or, elles passent à côté d’économies substantielles. En effet, de nombreuses entreprises parviennent à réaliser des économies de 100 millions à 250 millions de dollars en retenant des talents – notamment… féminins -au lieu d’engager d’importants coûts de recrutement et de formation en remplacement de départs non souhaités.

Source : Les Echos.fr

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