La guerre des mères

Pour préparer à notre Université du MIP mardi 19 janvier, vous pouvez lire le livre passionnant de Pascal Lardellier sur les mères célibataires.

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Présentation de l’éditeur

Sur la base de plus d’une centaine de témoignages, cet ouvrage décrit de l’intérieur une nouvelle figure féminine typique de notre époque : la femme seule avec enfant(s). Entre colère et galères, craintes, petits plaisirs et grands espoirs, ces mamans solo racontent leur quotidien, et leur impression unanime de mener plusieurs vies de front. Empathique mais avec la juste distance sociologique nécessaire, l’auteur parvient à dégager de grandes tendances qui, en plus d’apporter aux mères célibataires le réconfort de savoir qu’elles sont loin d’être seules dans leur cas, ouvrent des pistes de réflexion susceptibles de les aider à résoudre certains problèmes : relation trop fusionnelle avec leur(s) enfant(s), conflit avec le père, emploi du temps surchargé, fins de mois difficiles, question de la recomposition familiale. La Guerre des mères, ou le parcours sensible de femmes ordinaires et pourtant extraordinaires, qui inventent au jour le jour un autre modèle familial.

Biographie de l’auteur

Pascal Lardellier est professeur à l’Université de Bourgogne. Il a consacré plusieurs ouvrages aux célibataires, notamment Le cœur Net : Célibat et amours sur le Web (Belin, 2004) et Les célibataires : Idées reçues (Le Cavalier bleu, 2006).

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3 réactions à La guerre des mères

  1. J EOD a écrit:

    D’ailleurs, le numéro de début d’année de « The Economist » etait consacré a un theme similaire : d’ici quelques mois, plus de la moitié des travailleurs actifs américains seront … des femmes !

    Bien sûr, cette proportion n’est pas la même à tous les postes : il n’y a que 2% de femmes à la tête des plus grandes entreprises américaines, et 5% au UK.

    En fait, le dossier de « The Economist » ne manque pas de relever les ambiguïtés de cette situation, car pour pouvoir conquérir les places dans les entreprises et organisations, ces femmes doivent appliquer les règles et les critères qui s’appliquent … aux hommes.

    Ainsi, les carrières idéales pour progresser dans les entreprises sont celles, à l’heure de la mondialisation, où l’on est passé d’un poste fonctionnel à un autre, si possible dans plusieurs pays. Sans parler de la règle du « up or out », que l’on connaît dans les entreprises de services professionnels (mais pas seulement). Alors, pour une femme, ce type de parcours n’est pas toujours compatible avec la possibilité d’avoir et d »élever des enfants. Ainsi en Suisse, 40% des femmes professionnelles n’ont pas d’enfant. Et celles qui en ont les ont de plus en plus tard, et enrichissent de plus en plus l’industrie florissante pour traiter les problèmes de fertilité.

    Alors, certains pays encouragent les femmes à pouvoir avoir des enfants, recevoir des compensations et prises en charge pendant des periodes parfois longues, et reprendre ensuite leur travail. Mais là encore, il y a des effets indirects sur la motivation des employeurs à employer des femmes dans ces conditions : ainsi, en Suède, particulièrement remarquée par cette politique, les trois quarts des femmes qui travaillent sont employés dans le secteur public, alors que les trois quarts des hommes travaillent, eux, dans le secteur privé.

    Mais le dossier fait aussi référence à tous les avantages que les femmes apportent au travail. Un courant féministe met en évidence que, dans des modes d’organisation qui deviennent moins hiérarchiques, plus consensuels, les femmes ont précisément les qualités pour y réussir. Ainsi, une certaine Judy Rosener, de l’Université de Californie Irvine, considère que les femmes excellent particulièrement dans le management « transformational » et le management  » interactive ». Etc.

    … Alors, pour avoir un cas d’application, il suffisait de lire Le Figaro le WE dernier, où l’on parlait d’une femme précisément, UNE chef.
    … :

     » Enfermée dans sa tour d’ivoire. Faisant le vide autour d’elle. Jouant perso. Ne supportant pas la contradiction. Parano. Manipulatrice. Voulant tout décider mais incapable de trancher ».

    Ce sont, dixit le Figaro, ses « meilleurs ennemis du monde patronal » qui la décrivent ainsi, bien sûr en gardant l’anonymat …

    Elle, c’est Laurence Parisot, présidente du MEDEF, qui a bien du mal en ce moment avec ces critiques …

    Judy Rosener devrait s’occuper d’elle … ou l’inverse ?

  2. comptabilité a écrit:

    Etre mère célibataire, c’est un choix. Choix qu’assume ces mères. Elles peuvent évoquer des difficultés mais ne doivent jamais pleurer sur leur sort.

  3. comptable a écrit:

    @comptabilite
    C’est vrai que cela ne doit pas être facile

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