Le management par objectifs, un management trop facile ?

Le management par objectifs ou le management trop facile ?

Un article d’un professeur de l’ESCP me donne cette idée. Extraits:

La logique sous-jacente au management par objectifs est simple : il est souvent plus simple de définir ce que l’on attend que la manière de l’obtenir. Ne pouvant définir « la » bonne manière de conduire l’activité, en particulier lorsque les projets ou métiers deviennent trop complexes, il est plus simple et plus responsabilisant de s’entendre sur des objectifs et de laisser aux opérationnels le soin de s’organiser pour y parvenir. Si ces objectifs sont atteints, récompensons les individus à l’aide de primes, s’ils ne le sont pas, sanctionnons-les.(…)

Mais les effets les plus néfastes sont à craindre lorsque se développe une forme d' »autisme managérial », où le top management fixe des objectifs présentés comme non négociables, et ne souhaite plus prêter d’attention aux difficultés vécues par les acteurs qui réalisent l’activité. Au-delà du stress et de la violence que ces mécanismes génèrent pour les individus, le top management peut rapidement se retrouver pris à son propre piège. En effet, à partir du moment où tout écart par rapport aux objectifs devient synonyme d’incompétence, plus aucune information sur les dysfonctionnements ne filtre jusqu’aux organes dirigeants. Les opérationnels – middle managers, techniciens, acteurs projets –- deviennent plus animés par la peur de la sanction et le culte de l’indicateur que par le travail bien fait. Ils doivent de plus en plus jongler et prendre des risques pour réaliser leurs objectifs tout en menant à bien leur activité. Dans de telles situations, la direction risque de perdre le contrôle de l’entreprise.(…)

Source : Le Monde.fr

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2 réactions à Le management par objectifs, un management trop facile ?

  1. Absolument. C’est un grand classique du management de tout temps, et même au-delà, car tous les puissants de ce monde doivent beaucoup lutter pour éviter que leur garde rapprochée ne les isole des réalités en les plaçant dans une tour d’ivoire. C’estle syndrome de l’Union Soviétique. Les grands hommes d’Etat et les grands capitaines d’industrie savent que pour bien asseoir leur pouvoir, ils doivent aussi susciter des contre-pouvoirs et les organiser. Si Mussolini l’avait fait, il ne se serait jamais jeté dans les bras d’Hitler en 1936. Or quel contre-pouvoir plus efficace et plus utilie que celui du savoir qui circule?

  2. FJ a écrit:

    En effet les objectifs ne suffisent pas, nous devons également nous attacher à la méthode avec laquelle ils pourront être atteints. D’aucuns n’hésiteront pas, en raison de la pression mise sur eux, à porter atteinte à la cohérence globale du système pour atteindre leur but.
    La seule solution que je vois est effectivement:
    -fixer des objectifs,
    -attendre en retour une forme de plan (même sommaire) indiquant s’ils sont réalistes, et comment y parvenir. Cela permettra de juger, sans entrer dans la technique, si tout a été pris en compte.

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