L’innovation « Good enough »

Une perle sur le blog de Francis Pisani :

Second exemple: les MP3. Le son est moins bon que sur un CD mais on peut en gaver nos iPods et les faire circuler sur l’internet. C’est plus commode, donc… Good enough.

“Ne croyez pas au mythe de la qualité!” hurle Clay Shirky depuis son fauteuil de prof de new media à NYU. Les entreprises qui misent là-dessus se gourent. On sait depuis Clayton Christensen que les technologies perturbatrices commencent toujours par s’imposer alors qu’elles ont moins de qualité que celles qui dominent et que les pros y trouvent une bonne raison de les dédaigner.

Autres exemples: Skype et le Cloud computing. Les services sont moins bons mais on y gagne en commodité et on peut souvent faire des choses impossibles avant. Good enough. Dans le domaine militaire, les Predators sont lents et volent bas mais font relativement bien le boulot pour une fraction du prix des vrais avions de ce type.

Et n’oublions jamais que dans tous ces cas, les technologies perturbatrices, celles qui font moins bien le travail mais qui le font assez bien pour nous intéresser parce qu’elles sont plus commodes sont beaucoup moins chères. Comparez donc votre note Skype et votre note de téléphone.

La baisse des coûts est même la raison pour laquelle on voit des micro cliniques s’installer dans des centres commerciaux: plein de machines, deux docteurs et 80% des besoins des patients peuvent être satisfaits.

Alors ça vous tente ce monde “good enough” pas mal?

Un excellente idée qui détruit le mythe de l’innovation parfaite, comme on la voit souvent dans les groupes d’ingénieurs en France.

Alors, à quand la prochaine innovation « Good Enough » dans votre équipe ?

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